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Maires, institutions nationales et partenaires : Des solutions pour la mobilité verte

Africities Daily
Numéro 3
Mobilite urbaine en Afrique

Les 173 villes intermédiaires africaines comptent entre 50 000 habitants et 100.000 habitants et représentent 1/3 de l’ensemble des villes et abritent en 2015, 60% de la population urbaine africaine.
Depuis que Onu Habitat a fait le constat et la projection démographique à savoir que en 2025, 75% des populations africaines seront dans les villes, les Sommets Africités successifs ont prêté une attention particulière à l’urbanisation pour relever ce défi . Le 9ème Sommet Africités qui se tient pour la première fois dans une ville secondaire, Kisumu/Kenya, compte attirer l’attention de tous les acteurs politiques, société civile, gouvernements et collectivités locales et décentralisées sur le défi que représente cette catégorie de villes.
De leur statut d’agglomération, ces villes se sont construites dans l’ombre des grandes métropoles et ne développant leur économie propre, et leur développement humain et physique. Au départ ces agglomérations devenues des érigées en villes, elles ont acquis ce statut à l’ombre des grandes villes dont l’importance avait une construite dans une société à mi-chemin entre la ruralité et la ville, le génie des hommes et des femmes a bâti des villes devenues plus tard intermédiaires.
Ces villes sont souvent tributaires des grandes villes de leur environnement immédiat quand elles n’en sont pas tout simplement des victimes. Aujourd’hui ces villes intermédiaires deviennent un grand et leur défi à la décentralisation. Parce qu’on ne pourra plus évaluer une décentralisation sans mettre en lumière leurs réussites ou leurs échecs. Parce que ces villes ne peuvent être simplement évaluées à leur capacité à recueillir des populations qui choisissent de s’y établir par les opportunités économiques qu’elles leur offrent.
Du fait de cette importance cruciale que leur confère un a démographie humaine, elles méritent d’être traitées avec égard pour éviter ces villes ne souffrent point de la gangrène de l’habitat spontané, de l’indigence cruelle et chronique des services de base, les pénuries d’eau potable. Ces villes intermédiaires souffrent de la négligence des autorités comme si des villes intermédiaires sont condamnées à l’indigence des moyens dévolus à leurs infrastructures comme si des villes d’une telle importance.
Souvent l’abandon de ces villes intermédiaires se sont assoupies dans la mémoire collective comme des villes du passé dont l’activité économique parfois intense, n’a pas assurer la pérennité et leur développement à long terme.
Ce 9ème sommet d’Africités obéira à sa tradition consistant à éclairer l’Afrique et le monde sur des problématiques inhérentes au développement urbain des villes intermédiaires pour assurer leur place méritée dans l’agenda 2030 de l’Onu, mais aussi dans l’agenda 2063 de l’Union Africaine. Le potentiel de ces villes ne saurait pas être laissé de côté sans causer un préjudice important à l’avancée des agendas 2030 et 2063.

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