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La contribution des villes intermédiaires d’Afrique à la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine

Note conceptuelle résumée

1. La 9ème édition du Sommet Africités (Africités 9) se tient du 17 au 21 mai 2022, à Kisumu, la troisième ville au Kenya, avec 409,000 habitants au recensement de 2009. C’est la toute première fois que le Sommet Africités a lieu dans une ville intermédiaire. Africités 9 a pour thème : « La contribution des villes intermédiaires d’Afrique à la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ». Ce Sommet a lieu dans une période marquée par la crise sanitaire causée par la pandémie de la COVID-19 et la crise climatique liée au réchauffement de la planète.

2. Pour la toute première fois, le Sommet Africités 9 met en avant le premier niveau de l’armature urbaine du continent que constituent les 1.500 villes intermédiaires d’Afrique dont la population se situe entre 50.000 et 500.000 habitants. Cette strate de l’armature urbaine du continent accueille actuellement un peu plus de 30% de la population urbaine. Elle est à la base du développement des économies locales qui structurent les relations entre populations vivant en milieu rural et celles vivant en milieu urbain. Elle est le premier niveau de valorisation et de montée en gamme des potentialités et productions locales. Elle représente ainsi la première étape de la transformation structurelle du continent. Elle joue par ailleurs le rôle de tampon et d’amortisseur dans l’itinéraire des flux de migration entre les zones rurales et les grandes villes et les régions métropolitaines.

3. Les villes intermédiaires sont les mieux placées pour envisager des rapports plus harmonieux entre les citadins et la nature ainsi qu’avec les autres êtres vivants partageant le même espace naturel. Elles sont sans doute aussi le lieu où peut le mieux s’amorcer une bifurcation des systèmes de production, de consommation et d’échanges vers une trajectoire de développement bas carbone et écologiquement plus soutenable. Elles sont enfin le lieu de réconciliation des systèmes traditionnels et modernes de gouvernance des sociétés africaines. C’est pour toutes ces raisons que l’invitation faite aux autres protagonistes par les représentants des 16.000 collectivités territoriales et des quelques 500.000 élus des villes et territoires d’Afrique pour venir réfléchir avec eux dans le cadre du Sommet Africités à Kisumu est d’une portée importante pour le devenir du continent. La démarche des Sommets Africités consiste à partir des conditions de vie des populations et à les améliorer en s’appuyant sur l’action et la dynamique impulsées par les collectivités territoriales. Cette démarche qui part de la base pour contribuer à la dynamique d’intégration et d’unité de l’Afrique est probablement une des meilleures approches pour réaliser les objectifs de développement durable et les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Afrique que Nous Voulons.

4. Les perspectives économiques 2020 élaborées par la Commission Économique pour l’Afrique, montrent une croissance intéressante au niveau du continent (3,4%), même si elle est plus faible que la croissance décennale (de l’ordre de 5,5%). Cette croissance économique s’accompagne toutefois de fortes inégalités. Elle est remise en question par les conséquences de la pandémie du COVID-19 qui a vu les revenus des ménages et des collectivités territoriales baisser de manière significative (d’au moins 30 %). Plusieurs collectivités ont connu des faillites des entreprises locales et la fermeture des établissements locaux des grandes compagnies multinationales. Il est vraisemblable dans ces conditions que le monde connaisse une récession des activités économiques et une augmentation du chômage. Les premières victimes de cette situation risquent d’être les pays africains dont les ressources proviennent essentiellement de la vente des matières premières minières et agricoles, des envois de fonds des migrants et du tourisme.

5. L’Agenda 2063 de l’Union Africaine ambitionne de réaliser une prospérité et un bien-être partagés, l’unité et l’intégration de l’Afrique. La contribution des villes est une des conditions de la réalisation de l’Agenda 2063. La croissance inclusive et le développement durable passent par la transformation sociale, et par une amélioration du niveau et de la qualité de vie des populations dans les zones rurales comme dans les zones urbaines. D’autre part, les ambitions de modernisation de l’agriculture, d’industrialisation et en général de renforcement du secteur moderne en Afrique pour plus d’emplois créés et de revenus générés sont intimement liées à l’urbanisation et au partage du travail entre milieu urbain et milieu rural. Quant au défi mondial du changement climatique, il ne peut être relevé que par la réalisation effective des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, et leur territorialisation.

6. Par le développement local, la coopération décentralisée et l’établissement de réseaux d’échanges, les villes et territoires contribuent à la promotion de l’unité du continent et son développement à partir de la base. En montrant les vertus de l’intégration à la base, les collectivités territoriales demeurent l’échelle idéale pour insérer les populations à la dynamique de l’intégration en renforçant la coopération transfrontalière et la mutualisation des services et infrastructures de base. Elles préfigurent ainsi l’aboutissement du processus d’intégration, notamment la libre circulation des personnes et des biens, et la mise en œuvre de stratégies transfrontalières de développement.

7. Les villes intermédiaires peuvent permettre d’ancrer durablement la culture de bonne gouvernance, les pratiques démocratiques, l’égalité entre les sexes, le respect des droits humains, la justice et l’État de droit. En effet, dans tous les pays africains, la mise en place de collectivités territoriales dotées de conseils et des exécutifs élus est la règle. La redevabilité des autorités territoriales vis-à-vis des populations est d’autant plus prégnante que ces autorités sont plus proches des populations et leurs performances au service des populations sont plus directement sous le contrôle de ces dernières qui peuvent les sanctionner par leur vote en cas de défaillance. L’idée moderne de la décentralisation est indissociable du principe démocratique, qui est celui de la participation des populations à la gestion de leurs propres affaires, notamment à travers l’élection des conseils. Pour l’écrasante majorité des pays africains, la démocratie locale est la brique de base de la démocratie nationale. C’est ce qui justifie que les chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine ait adopté en juin 2014 la Charte africaine des Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local.

8. L’Afrique connait actuellement une mutation importante de sa démographie et de son peuplement, qui s’accompagne d’une urbanisation rapide. La taille de la population mondiale se situera entre 8,5 et 8,6 milliards en 2030, entre 9,4 et 10,1 milliards en 2050 et entre 9,4 et 12,7 milliards en 2100. Sur les 2,0 milliards de personnes supplémentaires qui pourraient s’ajouter à la population mondiale entre 2019 et 2050, 1,05 milliard (52 %) viendraient des pays d’Afrique subsaharienne. D’ici 2050, parmi les nouveaux urbains qui viendront s’ajouter à la population urbaine mondiale, 90 % de cette croissance se fera en Asie et en Afrique. Aujourd’hui, toutes les projections montrent que la population urbaine africaine avoisinera 1,2 milliards d’habitants en 2050, nourrie par cette forte augmentation globale de la population.

9. Les villes intermédiaires occupent une place stratégique dans l’urbanisation en Afrique. La tendance en cours et à venir indique que la majorité des nouveaux urbains iront s’installer dans des villes de moins de 500 000 habitants. Ces dernières devraient absorber près de 2 nouveaux urbains sur trois. Elles vont doubler leur population et leur superficie dans les 10 à 15 ans qui viennent. Elles sont en conséquence au cœur du devenir urbain de l’Afrique, et sont le laboratoire de l’émergence d’une urbanité authentiquement africaine. L’on comprend dès lors pourquoi les villes intermédiaires doivent être considérées comme stratégiques dans la mise en œuvre des agendas mondiaux et des stratégies de durabilité pour la planète. De l’application des agendas mondiaux dans les villes intermédiaires dépend l’atteinte ou non des objectifs poursuivis. Il est donc plus que jamais crucial de renforcer le rôle de ces villes intermédiaires dans le développement et l’intégration de l’Afrique. Du fait de leur poids dans l’urbanisation de l’Afrique, les villes intermédiaires sont un maillon essentiel dans la structuration de l’armature urbaine, faisant de l’Afrique urbaine de moins en moins le continent des capitales nationales, alors que paradoxalement elles font l’objet de très peu d’attention de la part des politiques publiques.

10. Les villes intermédiaires en Afrique pèsent 30% de la population urbaine en 2015 selon l’étude Africapolis ; cette étude a identifié 1 348 villes intermédiaires qui regroupent 173 millions d’Africains. D’après Africapolis, le continent africain compte 26 villes intermédiaires de la tranche supérieure des villes intermédiaires, ayant entre 400 000 et 500 000 habitants et qui ne pèsent que 8% de la population des villes intermédiaires ; et 783 villes intermédiaires de 50 000 habitants à 100 000 habitants qui abritent 58% de la population totale des villes intermédiaires. Ces 783 villes vont accueillir au moins la moitié des nouveaux urbains dans les 30 prochaines années ; et 539 villes intermédiaires dont la population se situe entre 100 000 et 200 000 habitants et qui représentent 24% de la population des villes intermédiaires. Les différentes projections disponibles montrent que les villes intermédiaires contribuent à hauteur de 40% au PIB africain.

11. Les villes intermédiaires accompagnent la structuration de l’espace. Tandis que les grandes métropoles assurent la connexion de l’Afrique à la mondialisation, les villes intermédiaires structurent avant tout l’espace national et en sont le premier niveau d’équipement et de modernisation. Elles sont les leviers de l’émergence et du développement des économies locales à travers la structuration des marchés locaux et l’offre des services publics de base aux entreprises et aux populations. Elles sont aussi le support d’une convergence entre l’espace, l’écologie, l’économie et le social. Comme l’ont montré les études sur les économies locales pilotées par CGLU Afrique, les êtres humains produisent et consomment là où ils vivent et la manière dont ils produisent et consomment détermine largement le mode d’organisation sociale ainsi que le mode d’occupation et d’organisation de l’espace. Toute modification de l’une des composantes (peuplement, organisation sociale, occupation de l’espace) entraîne des transformations et la nécessité de rééquilibrages. C’est pourquoi l’on peut dire que les dynamiques locales de peuplement, de développement économique, d’organisation socio-politique et spatiale, font système et influencent la vie et le devenir des territoires.

12. Les villes intermédiaires sont au cœur de la transition écologique. Leur proximité avec l’hinterland rural les rend particulièrement sensibles à la relation avec la nature et à l’approche territoriale intégrée qui permet d’envisager un décloisonnement des approches sectorielles afin d’améliorer les relations horizontales favorisant les synergies et les relations horizontales entre secteurs au niveau des territoires. La prise en compte de cette articulation des politiques sectorielles au niveau des territoires permet de mieux prendre en compte les potentialités et contraintes de l’écologie, ce qui introduit une rupture dans les conceptions anciennes du développement économique et social ; cette rupture est renforcée par l’impératif démocratique.

13. La conjonction de la crise climatique et de la crise pandémique marque le passage à une nouvelle période dont les conséquences, déjà visibles, vont prendre de plus en plus d’importance. La crise sanitaire a eu des effets considérables qui ne sont pas terminées. Pour le moment l’Afrique est relativement moins touchée par la pandémie du Covid-19 que les autres régions du monde. Les prévisions catastrophistes ne se sont pas réalisées. La pandémie du Covid-19 progresse, mais reste bien moins mortelle que sur les autres continents. Les raisons de la spécificité africaine peuvent aussi s’expliquer par la jeunesse de la population, la faiblesse de la densité de peuplement, une moindre mobilité des populations avec moins de déplacements et le faible taux de comorbidités aggravantes. L’hypothèse d’une possible protection grâce à une immunité préexistante est aussi avancée.

14. Les conséquences de la pandémie sur l’économie africaine seront cependant importantes. La Banque mondiale prévoit une récession, inédite depuis vingt-cinq ans, comprise entre − 2 % et − 5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2020, contre une croissance de 3,2 % prévue avant la pandémie. Le Fonds monétaire international (FMI) a évoqué une récession de 3,2 % pour l’Afrique subsaharienne pour l’année 2020 et une baisse des revenus des habitants ramenés aux niveaux de 2010. Près de 50 millions d’Africains pourraient basculer dans l’extrême pauvreté en raison des conséquences économiques de la pandémie, estime la BAD. La récession va s’accentuer et toucher en 2020 quatre des cinq plus grandes économies d’Afrique : l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Algérie et le Maroc. La cinquième, l’Égypte, ainsi que des puissances économiques moyennes, aux économies relativement diversifiées, comme l’Éthiopie, le Kenya, la Côte d’Ivoire ou le Sénégal résisteraient mieux. Enfin, la crise du coronavirus fait aussi peser un risque accru sur les dettes publiques des pays africains, avec des déficits budgétaires qui devraient doubler sur le continent, pour atteindre 8 % à 9 % du PIB, alors que « de nombreux pays africains ont abordé cette crise avec des ratios dette sur PIB élevés ».

15. L’élaboration d’une démarche stratégique africaine par rapport à la situation est urgente. La démarche stratégique implique de répondre à l’urgence en faisant face aux effets immédiats de la nouvelle situation. Elle implique aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives pour l’Afrique à partir des leçons que l’on peut en tirer. Il s’agit d’articuler dans cette démarche les leçons générales de la période et de la situation avec les contextes spécifiques qui composent la diversité de l’Afrique. Cette démarche devra se décliner à l’échelle du continent, à l’échelle de chaque pays africain, et à l’échelle des collectivités territoriales africaines. A l’échelle du continent, la démarche stratégique devra construire une vision commune et renforcer la coordination entre les États africains. A l’échelle de chaque pays, les politiques nationales vont être déterminantes ; elles doivent être réexaminées et coordonnées à l’aune des agendas mondiaux et africains et dans la perspective de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

16. La démarche locale nécessite de repenser l’aménagement des territoires à partir de l’action publique et de l’action citoyenne. A l’échelle des collectivités territoriales, on retrouve le lien avec les territoires et les institutions de proximité. Le confinement a démontré l’importance de l’ancrage local et du voisinage. La crise pandémique a aussi démontré la primauté de l’approche par les droits et l’égalité d’accès aux droits. Le droit à la santé à l’éducation et à l’information a trouvé toute sa place. Le droit au logement s’est révélé vital. Le droit au travail, à l’emploi et au revenu est essentiel. Le droit à la culture permet de faire société. Le droit et les obligations vis-à-vis de la Nature apparaissent comme des exigences pour ne pas mettre en péril l’environnement qui conditionne la survie du vivant. La planification écologique et l’aménagement des territoires peuvent s’appuyer sur la dynamique de solidarité qui s’est renforcée au niveau des territoires pendant la crise pandémique. Les droits et les responsabilités exercés au niveau territorial déterminent la réalité de la démocratie, des libertés et des solidarités.

17. Les villes intermédiaires entretiennent des relations étroites avec leurs hinterlands. Elles résultent souvent de la croissance d’une petite ville dont les fonctions se sont diversifiées au fur et à mesure du développement des économies locales dont elles sont les pôles. Elles sont à la source de l’accélération de la division de travail. Elles sont souvent le premier maillon de transformation des produits du terroirs, et sont en ce sens un palier important dans l’amorce de la transformation industrielle des produits locaux. Elles jouent également un rôle critique dans toute stratégie de sécurité alimentaire. Le programme ECOLOC de CGLU Afrique a montré comment rendre visible une partie des activités informelles et construire des politiques locales d’investissement et d’entretien adaptées aux réalités locales et régionales et sous le contrôle des représentants des habitants et des institutions locales.

18. Africités est un sommet des leaders et élus des collectivités territoriales d’Afrique, organisé et animé par eux. Toutes les activités d’Africités sont menées en donnant une place principale aux leaders et élus des collectivités territoriales. Chaque session comprend parmi ses panélistes, des leaders ou élus des collectivités territoriales d’Afrique. Chaque session propose des recommandations aux Ministres, aux Maires, aux Communautés Économiques Régionales, et aux Partenaires au développement. Toutes ces activités convergent vers les sessions politiques qui se déroulent au cours des deux derniers jours du Sommet. Cinq rencontres politiques seront organisées. Il s’agit de la rencontre des Ministres ; de la rencontre des Maires, y compris l’Assemblée Générale Élective de CGLU Afrique ; de la rencontre des Communautés Économiques Régionales ; de la rencontre des Partenaires au développement, et du dialogue politique entre Ministres, Maires, Communautés Économiques Régionales, et Partenaires au développement. En parallèle, un Forum Africités du Commerce et de l’Investissement réunira les acteurs économiques, les investisseurs, les agences d’intermédiation et les collectivités territoriales d’Afrique. Africités c’est aussi le Salon ouvert aux entreprises, aux institutions ou aux organisations qui leur permet d’exposer leurs produits, outils, savoir-faire aux donneurs d’ordre des collectivités territoriales d’Afrique.

19. Les sessions thématiques, les trois premiers jours d’Africités 9, seront consacrées à l’approfondissement des thématiques, autour des villes intermédiaires africaines, aux échanges et à l’élaboration des propositions. Environ 90 sessions, seront proposées aux participants au Sommet. Certaines de ces sessions sont proposées et organisées par les instances d’Africités 9 désignées par CGLU Afrique et les autorités kenyanes. La plupart des autres sessions peuvent être proposées par les autorités locales, les institutions, et les associations. Les opérateurs d’une session désignent un animateur et un rapporteur. Une session dure trois heures ; elle est animée par quatre personnes parmi lesquels des élus locaux africains. Des recommandations destinées aux sessions politiques sont adoptées par la session. Des synthèses des recommandations sont préparées pour les sessions politiques.

20. Les sessions sont regroupées dans des ensembles qui organisent et structurent les contenus d’Africités 9. Des synthèses pour chacun des ensembles seront préparées pour les sessions politiques et pour les actes d’Africités 9.

Cinq ensembles de sessions concernent :
-  La déclinaison de la thématique des villes intermédiaires,
-  Les politiques et stratégies à mettre en œuvre pour améliorer la contribution des villes intermédiaires à la réalisation de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine,
-  La définition de coalitions avec les différentes catégories d’acteurs locaux dont le partenariat avec les villes intermédiaires est nécessaire à la contribution de ces dernières à la transformation structurelle du continent africain,
-  Les sessions proposées par les autorités nationales et locales kenyanes, et
-  Les sessions qui déclinent le programme de CGLU Afrique.

Sept thèmes prioritaires font l’objet de Journées dédiées :

  1. Journée Climat ;
  2. Journée Culture ;
  3. Journée Diaspora ;
  4. Journée Digital ;
  5. Journée Femmes ;
  6. Journée Jeunesse ; et
  7. Journée Planification urbaine.
    Des moments forts de communication seront organisés pour chacun de ces thèmes prioritaires.

21. La déclinaison du thème central sur les villes intermédiaires africaines suivra l’ouverture officielle du sommet et la conférence introductive prononcée à cette occasion.
Cette déclinaison se fera dans les cinq sessions suivantes :
1- La place des villes intermédiaires dans la dynamique de peuplement et l’urbanisation de l’Afrique ;
2- La contribution des villes intermédiaires dans le développement économique de l’Afrique ;
3- La réponse à la pandémie COVID-19 dans les villes intermédiaires ;
4- Le rôle des villes intermédiaires dans la transformation sociale et culturelle de l’Afrique ; et
5- Le rôle des villes intermédiaires dans l’intégration du continent africain.

22. Les politiques et stratégies des territoires concernent :
-  La planification et la programmation des villes intermédiaires ;
-  Le renforcement des ressources humaines des services administratifs des villes intermédiaires ;
-  L’amélioration des politiques environnementales des villes intermédiaires ;
-  L’inclusion sociale et l’égalité des genres dans les villes intermédiaires ; et
-  L’économie numérique et les systèmes informationnels dans les villes intermédiaires.

Cinq fonctions essentielles seront soulignées :
-  Nourrir les villes intermédiaires ;
-  Construire les villes intermédiaires ;
-  Assurer les services de base dans les villes intermédiaires ;
-  Entretenir les infrastructures et les services dans les villes intermédiaires ; et
-  Administrer et gouverner les villes intermédiaires.

23. Africités 9 définira plusieurs propositions susceptibles de déboucher sur un programme spécifique pour les villes intermédiaires africaines dont les objectifs pourraient être de :
-  Relever le niveau de développement des villes intermédiaires africaines ;
-  Renouveler les conceptions de l’aménagement et de la planification des territoires ;
-  Garantir l’accès des populations aux services publics ;
-  Lier les services de base et les stratégies de développement ;
-  Concrétiser la priorité donnée à l’écologie ;
-  Construire un nouveau modèle de rapports entre le rural et l’urbain ;
-  Être les supports des politiques d’industrialisation
-  Expérimenter de nouvelles formes d’exercice de la démocratie ;
-  Promouvoir la refonte des politiques publiques à travers la réforme de l’action publique ;
-  Prendre une part importante dans la compréhension et la gestion des migrations ;
-  Encourager la coopération décentralisée, transfrontalière notamment ; et
-  S’impliquer dans la prévention des conflits et la gestion des situations post-conflits.

24. Africités 9 approfondira l’approche du Forum régional Afrique des villes intermédiaires organisé par CGLU et CGLU Afrique, en mai 2017 à Odienné en Côte d’Ivoire afin de faire le point de la mise en œuvre des agendas mondiaux dans les villes intermédiaires. Les Objectifs de Développement Durable (ODD) qui prennent la suite des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont été définis en 2015 par la Communauté Internationale avec comme objectif de lutter contre la pauvreté. L’accord sur le Climat signé en décembre 2015 à Paris donne une place importante aux villes dans la lutte contre le changement climatique. Enfin, le nouvel agenda urbain, adopté par la Conférence 2016 des Nations Unies sur le Logement et le Développement Urbain Durable (Habitat III) qui s’est tenue à Quito en 2016, a pour objectif de rendre les villes plus inclusives, plus sûres, plus résilientes et plus durables.

L’approfondissement du thème d’Africités 9 se traduira en quatre développements :
-  Un programme spécifique d’aménagement et de planification des villes intermédiaires ;
-  Une révision des méthodes de planification et d’aménagement en Afrique en partant du local et en s’appuyant sur la planification des villes intermédiaires ;
-  Une redéfinition de l’armature urbaine africaine donnant une plus grande visibilité aux villes intermédiaires africaines ; et
-  Un recentrage du développement africain sur les territoires précisant les orientations de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

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